EL MOUNTADA FORUM 1 (2015)
Prof. Fatma OUSSEDIK

L’auteur fait l’analyse des identités sociales et de leurs relations avec les identités singulières. Selon elle : « Les concepts opératoires de l’identité renvoient à des notions comme l’appartenance à, la délimitation de Soi, l’expression de Soi et la production de Soi. Ces éléments de méthodes ne prennent sens, que lorsqu’ils investissent une réalité ».

De tout temps, l’être humain n’a cessé de se poser des questions sur son identité. L’identité ne peut être unique et immuable, elle est travaillée par le temps, par l’histoire, par un monde en perpétuel changement et de plus en plus complexe. A tel point, que les affirmations identitaires s’affrontent. Les luttes identitaires risquent d’engendrer une fracture de la communauté nationale. Cette quête de l’identité pose aussi celle de la référence : quel peut être l’humus, qui permet aux sujets de dire « nous » ?

Le premier niveau de l’identité d’un sujet peut-être fixé selon ses origines. Ce serait donc une identité figée à laquelle le sujet se réfère par des rituels, ses façons d’être, de se vêtir, de cuisiner, etc.

La religion et la langue contribuent aussi à délimiter des communautés abstraites, des groupes. L’identité sociale, quant à elle,  prend sa source dans l’histoire du lieu.

Dans l’analyse, trois moments importants peuvent être dégagés :

  • celui du contenant, de la forme des identités : la Nation, la Communauté, El Oumma ;
  • celui des contenus, des manifestations identitaires : la langue, le drapeau, l’hymne national, etc.;
  • des récits qui les portents.

Les sociétés donnent sens à ces trois moments en fonction du temps et de l’espace